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Redémarrage de la croissance : les enjeux essentiels

24/04/2018

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Tous les derniers gouvernements s’accordent à le dire : ce qui est en jeu dans leur politique, c’est la croissance et sa relance.

Comment la France en est-elle arrivée là ? A cause de son manque de réactivité face aux effets de la mondialisation.

« La France a plus subi qu’anticipé la mondialisation. » Tel est le constat de l’illustre cabinet de conseil McKinsey dans sa dernière étude (avril 2018).

Depuis plusieurs décennies, les mêmes mots reviennent : il faut relancer la création de valeur ajoutée, et donc l’emploi. Si les pays scandinaves, le Royaume-Uni, l’Allemagne y arrivent, pourquoi pas la France ? Car, malgré ses défauts, elle attire encore les investissements directs étrangers grâce, notamment, à ses infrastructures fiables et son haut niveau d’éducation.

Alors, que manque-t-il ? Selon le cabinet, il y aurait dix enjeux. Et certains furent soulignés dernièrement par le gouvernement Philippe via ses différents ministres et projets. Rappel et explications.

Elever le taux d’activité des jeunes et des seniors

Les deux catégories situées aux extrêmes de la pyramide d’âges sont les plus touchées en termes de taux d’activité.

Et quand l’on sait que ce dernier impacte le taux de chômage, c’est un bais qu’on ne peut ignorer. La preuve : au Danemark, 62% des -24 ans sont actifs et le taux de chômage ne dépasse pas 5% ; en Suède, 55% des -24 ans sont actifs et le taux de chômage ne monte qu’à 7%. En France ? Seuls 37% des jeunes sont actifs et le taux de chômage national atteint les 10%.

Le bât blesse également concernant les seniors (55-64 ans). Leur taux d’activité n’est que de 53% dans l’Hexagone, contre 79% en Suède et 68% au Danemark (ou 69 % en Allemagne).

Tous ces pays s’en sortent mieux sur le taux de chômage national, ce ne peut donc être qu’une coïncidence. Ainsi, même si le pays fait partie des meilleurs sur la tranche 25-54 ans (88% sont actifs), ces deux extrêmes en difficulté lui coûtent cher : le taux d’emploi global n’est que de 64% et stagne depuis 2005. Quand l’Allemagne a vu le sien croître de 10 points, et la moyenne de l’UE augmenter.

Comment rebondir ? Les préconisations s’avèrent proches de celles du gouvernement : favoriser la mobilité des actifs, assurer leur montée en compétence et abaisser le coût du travail pour l’employeur (via les cotisations sociales).

Des idées clairement poursuivies derrière les réformes sur la formation (en l’occurrence continue) et l’accent mis sur les dispositifs comme la VAE et autres CIF.

SOURCE : Eurostat ; OCDE ; Division population des Nations-Unies

Revoir notre perception de l’organisation du travail et la notion d’emploi

Avec le développement des machines et de l’automatisation du travail, l’emploi a évolué. C’est d’ailleurs une des inquiétudes de nombreux salariés et une peur très répandue dans l’imaginaire collectif. Or cela ne devrait pas être le cas car, selon le cabinet McKinsey, seuls 5% des postes sont seraient effectuables à 100% par des machines. La majorité des emplois, 60% en l’occurrence, ne le serait que partiellement : les études parlent de 30% des tâches. Et tous les emplois sont concernés, professions intellectuelles comme manuelles.

Quand on regarde les pays dont le taux de chômage se porte mieux, ils ont tous un nombre de robots pour 10 000 salariés plus élevés que le nôtre (127) : 212 en Suède, 301 en Allemagne et même 531 pour la Corée du Sud. Notre concurrent et exemple « préféré » qu’est notre voisin germain possède d’ailleurs une des seules industries de l’UE à avoir créé des emplois (93 000 entre 2010 et 2015 rien que dans le secteur automobile).

Alors comment la création de valeur et d’emploi se produit-elle ? Par le gain de productivité, allant de 0,8à 1,4 par an.

Faire concorder formations et débouchés

C’est un des points soulevés récemment par la Ministre du Travail, Muriel Pénicaud, lorsqu’elle disait vouloir donner davantage de responsabilités aux entreprises et régions. Les acteurs locaux seraient plus à même d’orienter la formation et donc de faire concorder main-d’œuvre et besoins des professionnels, ces derniers se plaignant d’un manque de compétences répondant à leurs annonces d’embauche.

Le cabinet de conseil confirme cela en établissant que, d’ici 2020, 900 000 emplois ne pourront être créés en France à cause de l’inadéquation des diplômés du supérieur.

Plus inquiétant encore reste le décalage sur la situation actuelle entre les formateurs et les professionnels : alors que 73% des responsables d’organismes d’enseignement se disent convaincus que leurs diplômés sont prêts pour le monde du travail, seuls 27% des employeurs partagent cet avis… Et les jeunes en question ? Seuls 33%. Cette défiance des jeunes français à l’égard de l’efficacité de leurs études est telle que seuls 35% pensent qu’elles les ont aidé à trouver un emploi, contre 53% des jeunes Allemands.

Ainsi, la volonté de Muriel Pénicaud de voir de nouveaux Centre de Formation des Apprentis se créer, surtout dans les régions les plus durement touchées par le chômage, se trouve justifiée et renforcée par ces statistiques.

La qualité des services publics

Sujet d’actualité s’il en est avec la très disputée réforme de la SNCF, la qualité des services publics serait un critère primordial de la relance. Et pour cela, la France doit sortir de sa réflexion opposant qualité élevée et coût moindre pour le contribuable. Les deux peuvent aller de pair et renforcer l’attractivité économique d’un territoire.

Or, avec le niveau de dette de la SNCF, investir et relever ce défi fait peur. Encore une crainte injustifiée si l’on en croît les études et mesures des indicateurs internationaux (OCDE, Banque Mondiale, ONU, OMS…), puisque la qualité du service rendu ne serait pas corrélée avec le niveau de dépense. Ainsi, si nos résultats sont proches de ceux de l’Allemagne, cette dernière consacre 13 points de moins de son PIB à la dépense publique (44% contre 57% en France).

La France doit donc faire mieux avec moins, en résumé. Wait and see.

Quoi qu’il en soit, on ne peut que constater la proximité des constats établis entre le gouvernement Philippe et le cabinet McKinsey. Reste à voir si les propositions de nos responsables politiques apporteront les réponses nécessaires. Confiance et patience, car cela prendra quelques mois pour en savoir plus.

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