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Présidentielle 2012 : ce que les candidats promettent aux femmes …

16/04/2012

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Le travail des femmes, les femmes et le travail, concilier vie privée et vie professionnelle … sujet toujours d’actualité,  suscitant débats et controverses, ou proposant une multiplicité de solutions …

A la veille des élections, il n’est pas inutile de retourner jeter un œil sur les programmes des principaux candidats … Que promettent-ils aux femmes ?

Le constat de départ n’est déjà pas très encourageant. 68 ans après avoir obtenu le droit de vote, les femmes restent encore moins payés que leurs collègues masculins sur le même poste occupé et à compétences égales.

Elles sont également plus touchées par le travail à temps partiel et moins représentées dans les conseils d’administration des grandes entreprises. Le désormais célèbre plafond de verre, n’est pas encore brisé, tout au plus se fissure-t-il … Pourra-t-on compter sur le nouveau chef de l’Etat ?

1.   Les salaires

Aujourd’hui, les femmes touchent un salaire inférieur d’environ 27 % à celui des hommes. Sur ce constat, il apparait évident que tous les candidats à la présidentielle se sont intéressés à la question et chacun propose des solutions pour en finir avec ces inégalités d’un autre temps !

C’est Eva Joly qui est la plus ferme : elle propose l’introduction d’une clause d’égalité salariale obligatoire pour tout marché ou aide public aux entreprises. Celles qui ne respecteraient pas cette égalité salariale se verraient supprimer toutes les aides accordées par l’Etat.

Jean-Luc Mélanchon, en accord sur ce point, envisage la création d’un ministère des droits des femmes et de la parité ; cela afin de favoriser plus largement, au-delà de la question salariale, le respect de l’égalité professionnelle – embauche, salaire, retraite, promotion … Le programme du chef du PS est sensiblement identique sur le fond. Seule la forme diffère : François Hollande prône le rétablissement d’un ministère du droit des femmes, ainsi que l’égalité salariale homme/femme dans le secteur public.

Quant aux entreprises privées, les exonérations sociales seront réservées aux entreprises qui respecteront la parité dans un délai de 1 an après la mise en application de la loi. Quand à Nicolas Sarkozy, ses projets sont assez flous puisqu’ils indiquent simplement que l’UMP compte  "poursuivre le combat qui a été engagé pendant le quinquennat contre les discriminations et les inégalités entre les hommes et les femmes".

2.   L’emploi à temps partiel

Ce sont les femmes qui assurent majoritairement ce type de travail puisque  81,9 % des travailleurs à temps partiel sont des femmes. Les propositions diverses des candidats concernant le temps partiel ne sont pas directement destinées aux femmes, mais cependant, ce sont elles qui sont les plus concernées par ces mesures.

Eva Joly insiste sur l’importance de la suppression de tous les dispositifs qui incitent les salariées à choisir le travail précaire – de gré ou de force. Et elle menace de majorer la taxe salariale que paie l’entreprise, en cas d’abus de contrats précaires. Pour limiter le recours à ce type de contrat, François Hollande envisage d’augmenter les cotisations sociales des entreprises qui ne fonctionnent qu’en mode de travail partiel.

3.   L’évolution de carrière, la retraite …

Les programmes des candidats proposent tous un volet dédié à la précarité dans l’emploi. Or cet écueil est généralement plus rencontré par les femmes qui doivent naviguer entre vie professionnelle et vie privée, cherchant à équilibrer les deux. Pour sécuriser ces carrières fragiles, le PS propose des formations financées par l’Etat, qui s’adresseraient donc aux moins diplômés, comme aux chômeurs.

Du côté de l’UMP, l’idée retenue est celle de proposer un droit à la formation pendant la durée du congé parental, et cela pour faciliter le retour à l’emploi, ou éventuellement le changement d’aiguillage professionnel.

En ce qui concerne les retraites, les candidats de tous bords sont assez peu prolixes sur les moyens envisagés pour réduire l’écart de près de 40 % entre les pensions des femmes et celles de hommes ! Ecart qui s’explique bien évidemment par les écarts de salaires pendant la période d’activité, la conjonction des périodes de chômage, de temps partiels…, bref de tous les éléments qui émaillent une carrière de femme.

Si Nicolas Sarkozy ne souhaite pas revenir sur la réforme des retraites qu’il a péniblement mise en place en 2010, les candidats des autres partis sont eux plus motivés à proposer des changements : si Eva Joly et François Hollande sont favorables à un départ à la retraite à 60 ans, François Bayrou, lui soutient le projet d’un départ à la retraite à 65 ans, mais la mise en place d’une retraite à points qui tiendrait compte des interruptions d’activités, dues notamment à la maternité.

4.   La place des femmes dans l’entreprise

Les chiffres parlent seuls, sans qu’il soit besoin d’aucune interprétation : 20,8 % des sièges des comités d’administration des entreprises du CAC 40 sont occupées par des femmes.

Elles ne sont que 4 % à être présidentes de conseils d’administration et 2 % à se prévaloir du titre de présidente-directrice. L’UMP est le seul parti à avoir affiché des intentions dans ce domaine, puisque le programme fait état d’inciter les « administrations à augmenter le nombre de cadres dirigeants féminins pour atteindre 40 % d’ici à 2017 ». Mais, comment … ? Cela n’a pas été précisé !

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