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Culture : « L’écologie humaine en entreprise », un livre qui donne espoir

11/06/2018

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Soutenue par la maison d’édition Gereso, Christel Koehler nous propose ici « une stratégie d’entreprise humaine et positive ». C’est le sous-titre du livre et on peut dire qu’il est bien choisi. Rapide tour d’horizon d’un livre qui a le mérite de remettre l’humain au centre de tout.

Comme un documentaire Arte. Le sujet peut sembler trop sérieux, voire ennuyeux, mais ce n’est pas du tout le cas. D’une part, car l’écologie humaine en entreprise s’avère être un sujet très intéressant ; d’autre part, car l’auteure présente les choses avec autant de pédagogie que d’intelligibilité. Quand le fond et la forme sont réunis, la lecture s’en trouve encore plus agréable. Sans trop rentrer dans le détail (car vous devez le lire par vous-mêmes), voici quelques clefs à savoir sur ce livre et le sujet traité.

La démarche et son but final

Avant toute chose, il faut retenir que l’écologie humaine en entreprise part de l’Homme. Les situations sont analysées de son point de vue. Pourquoi ? Car tous les problèmes et dysfonctionnements recensés, et endurés, ces dernières années avaient pour point commun de ne pas l’avoir fait. Politiques, stratégies, décisions, actions… Peu importe les moyens mis en place, il faut une base solide. Et judicieuse. Et pour l’écologie humaine en entreprise, cette base, c’est l’Homme.

Et cela implique de le faire à 100%, complètement. La personne humaine doit être prise dans son ensemble, à 360 degrés, à la fois sous ses dimensions privée et professionnelle. Ainsi que sur le long terme. On ne parle pas d’une personne en particulier mais de la personne humaine. Il ne faut donc pas oublier de penser aux générations futures !

L’auteure a consulté des syndicats, associations patronales, universitaires, et autres mouvements avant d’en tirer une liste de douze critères permettant d’initier une démarche d’écologie humaine en entreprise. Le but ? Que cette dernière joue (aussi) un rôle capital dans l’écologie, et pas seulement pour son capital…

Certains des principes se retrouvent également dans les principes économiques, d’autres non, pendant que certains furent renommés pour être mieux compris en France. Pourquoi ? Quel est le but final, du livre comme du sujet qu’il aborde ? Le bien commun. Ce qui correspond à l’équilibre entre le respect de la nature et le bien-être humain, sans  avantager l’un au détriment de l’autre, en dépassant et effaçant cette tension.

Les critères et leurs domaines d’application

Comme l’explique l’auteure, les douze critères proposés sous forme d’une liste (ou grille) ne correspondent pas à l’ordre dans lequel ils furent identifiés au cours du travail. Ils correspondent davantage à une logique partant de l’entreprise et sa mission pour aller vers le plus général, en passant par toutes les parties prenantes de plus en plus périphériques (membres et gouvernance locale, puis les interlocuteurs externes, directs puis éloignés).

Une façon de procéder et une synthèse qui collent parfaitement à l’idée même de l’écologie humaine en entreprise : en termes de cohérence, on y est ! Sans vous dévoiler l’intégralité des critères, en voici quelques-uns pêle-mêle :

  • s’assurer de la raison d’être de son activité et sa contribution au bien commun ;
  • connaître et transmettre un métier, un savoir-faire ;
  • raisonner sur du temps long ;
  • valoriser la confraternité avec les concurrents plutôt que la guerre économique.

Afin de comprendre encore plus quelle est la portée de ces critères, il faut savoir où et quand les appliquer. Et la réponse s’avère aussi facile qu’ambitieuse : partout et tout le temps. De l’agriculture aux sciences, en passant par l’éducation, la santé, la communication, la culture : tous les champs de la vie sont concernés. Et si l’on se restreint au travail ? Idem, cela concerne toutes les formes de travail : en entreprise, dans la fonction publique, le monde associatif…

Et vous savez pourquoi cela a du sens ? Car chacun de nous, vous comme moi, ne peut être séquencé. L’Homme n’est pas tour à tour travailleur, consommateur, citoyen, parent… Il est tout ça à la fois. Il faut le prendre dans sa globalité. L’écologie humaine en entreprise revêt « une approche intégrative, holistique » qui peut surprendre. Et c’est justement pourquoi il faut s’y intéresser.

La logique interne et le cheminement intellectuel

L’écologie humaine en entreprise n’est en fait rien d’autre qu’une approche vertueuse de l’économie. Pourquoi ? Car elle souhaite (et vise) une société plus solidaire, créant davantage de richesses au bénéfice de tous et plus à même d’éradiquer la pauvreté. Une société où solidarité (notamment avec les plus fragiles) et performance économique sont conciliables. Une vision qui découle de diverses théories et courants, apparus ces dernières années, les uns après les autres.

En voici un résumé :

  1. stratégie de la base de la pyramide : renvoyant aux travaux de l’économiste C.K Pralahad (« Bottom of the pyramid », soit « BoP ») pour lesquels il faut donner accès à des populations démunies/isolées à des produits et services auxquels elles n’auraient pas eu accès par les circuits de distribution et marketing-mix classiques ;
  2. stratégie BoP 2.0 : les plus fragiles prennent place dans les décisions, portent le projet. Surtout dans les pays émergents, où les grandes entreprises sont moins nombreuses. En France, il s’agira plutôt de l’entrepreneur social, réellement décideur par rapport à ses partenaires institutionnels ;
  3. économie de la confiance : surtout importante pour ceux ne faisant pas de publicité, de campagne marketing de prospection, mais comptant sur le bouche-à-oreille comme les professions libérales (ex : brasseurs originaires de l’Aveyron en région parisienne, s’entraident, se recommandent). Les conséquences ? Les banques intègrent ce critère dans leur politique de crédit. Sans oublier les phénomènes des finances participatives, comme les tontines ou crowdfunding ;
  4. écologie humaine : sorte de conclusion logique, elle vise l’osmose optimale entre l’entreprise, ses parties prenantes, son territoire et donne la priorité à la personne humaine. Une approche pérenne de l’économie et de la stratégie d’entreprise est promue.

Et si on était sur le bon chemin ?

La philosophe Cécile Renouard, démentant par la même occasion Milton Friedman, affirme que « le marché ne peut pas fonctionner si les gens ne se parlent pas ! ». Elle remet, également, l’humain au cœur de tout. Est-ce si simple ? Non. Comme toute stratégie à mettre en place, l’écologie humaine en entreprise nécessite des conditions favorables. Parmi lesquelles nous pouvons citer la remise en question de notre modèle économique actuel ou l’innovation sociale par territoire. Et force est de constater que la Loi Pacte peut être rattachée à la première (avec l’importance de la responsabilité sociale des entreprise, « RSE ») tandis que la réforme de l’apprentissage (et le plus grand pouvoir donné aux régions quant aux CFA, localement) fait écho à la seconde. De bon augure ?

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